Le 3 janvier, le grand départ !!! C'est parti pour un voyage merveilleux qui va m'entraîner vers ces contrées lointaines, ensoleillées, avec la mer turquoise, les coktails au bord de la plage, les hotels de luxe, les jets privés, les indigènes acceuillantes .... Eeuuhh, attendez, là, c'est quoi ce ticket Eurolines pour Stuttgart ? C'est la caméra cachée, non ? Eh ben non, c'est pour de vrai, me v'là enfermé dans une boite de conserve pour 10h de folie. Passer la nuit dans un bus ... en voilà une idée. Je crois pas que j'ai signé pour le bon voyage, moi ... Bon, alors Eurolines, c'est sympa, c'est pas cher, mais faut être sourd et ne pas avoir d'odorat. Parce que les turcs qui papottent toute la nuit pendant que les voisins allemands se font des sandwichs au camenbert .... Que du bonheur. Et puis sans musique (plus de lecteur mp3...), je vous le conseille vraiment pas. Enfin, j'ai survécu, sans trop dormir, pis j'ai sauté dans ma limousine qui m'attendait (euh, pardon, le Strassenbahn n°4 plutôt ...), et me voilà devant cette magnifique institution qu'est le Staatliches Museum für Naturkunde de Stuttgart.
Bon, évidemment, à première vue, après le Natural History Museum de Londres et le Muséum à Paris, on va dire que ça change. C'est un peu comme si j'arrivais dans une base militaire secrête, sauf que là, pas de camouflage, le bunker, il est peint en bleu ... Pis il y a un sympathique alien qui me salue à mon arrivée (quoi un dinosaure ? oooh, moi, vous savez, quand il y a pas de mammelles ....). Bref, me voilà dans la Zone 51 allemande ...
Donc vous imaginez bien mon dépaysement. Surtout que pour un 4 janvier, je pourrais me balader en pull. Bref, youpiya je rentre, pis je récupère les clés de mon palace (euh, ma chambre avec une douche et un frigidaire. D'ailleurs, si vous cherchez bien, eh ben vous me trouverez pas. Chuis au premier étage, juste derrière le gros alien), et je saute dans mon lit. Levé 2h plus tard, faut bien que je travaille un peu. Et me voilà dans mon magnifique bureau, tout seul, au calme. Faut avouer que les bunker, c'est peut être pas beau dehors, mais dedans c'est confortable et pis bien organisé. Et surtout, c'est pas haut au-dessus de la surface, mais ouh la, c'est creusé profond. J'en ai pas encore fait le tour ! Au moins si les ricains attaquent, chuis planqué. Et en plus, le ciel risque pas de me tomber sur la tête, pas comme dans d'autres endroits que je ne citerais pas .... Bref, deux jours se passent, vite, je dois dire, et voilà le WE. Bon d'accord, chuis encore un peu malade, mais je vais me balader. Je dépasse le premier bunker et là que vois-je ??
Un parc !! Et pis pas un p'tit, les enfant, je peux vous dire. Y a de quoi courir tout nu en hurlant sans se faire choper sur plusieurs kilomètres ! C'est pas Hyde Park, mais presque, et c'est cool. Bon, quand même, je me méfie. J'ai entendu des histoires d'écureuils vicieux qui vous attirent dans les arbres et vous font tomber ... Bon, c'est peut être un mythe, mais sait-on jamais ... (y en a une qui va se reconnaître ...). Donc, à pas feutrés, je m'engage sur ce grand domaine vert, calme, pis un peu humide il faut le dire. Jusque là, tout va bien, et soudain, ça y est. Je le vois. Il est là. J'ai affronté tous ces périls pour le voir, et ça m'a pris 10 minutes pour le trouver (bon, j'avoue, chuis un peu déçu, là ...).
Le magnifique Prodeinotherium (qui doit faire attention parce que si il se regarde entre les pattes arrières, il se suicide ...) est en train de se désaltérer tranquillement au bord d'une mare. Evidemment, puisque je connais bien ses cousins, je m'arrête pour le saluer, pis on se donne rendez-vous pour aller se boire une petite Beck's plus tard !! Enfin, cette petite rencontre me réchauffe le coeur. Je ne suis pas venu pour rien, et pis je me sens moins seul, là, de le savoir juste à côté ...
Mais rapidemment, mes angoisses me reprennent. Ma conscience (tiens, ben où elle était passée celle-là ?), les fantômes du passé, du présent, et du futur (tiens, Pascal, qu'est-ce que tu fais là ?), et les cauchemars (rigolez pas, j'ai rêvé d'un certain J.J.J. poitevin cette nuit...) me rappellent à l'ordre : AU BOULOT p'tit gars, t'es pas là pour glander, t'as deux manuscrits à envoyer ! Donc j'y retourne. A bientôt pour mes prochaines aventures.
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